PCMI

L’objectif de PCMI est de comprendre les mécanismes physiques, chimiques et dynamiques qui régissent l’évolution du milieu interstellaire des premières galaxies jusqu’à notre voie lactée. Observations, expériences de laboratoire, théorie, modèles, simulations numériques et astrostatistique sont combinés afin de faire progresser significativement les connaissances de ce milieu ouvert, complexe, au cœur du cycle de la matière, où les étoiles naissent, vivent, et meurent. Le milieu interstellaire est ainsi un milieu favorable à l’émergence de nouvelles propriétés, non seulement sous forme de structures à grande échelle, mais aussi sous forme d’une complexification de la matière à l’échelle moléculaire et son lien avec l'exobiologie. PCMI est financé par l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU), l’Institut de Chimie (INC) et l’Institut de Physique (INP) du CNRS, le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), ainsi que l’Institut de Recherche sur les lois Fondamentales de l’Univers (IRFU) du Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA).

Physique et chimie du milieu interstellaire

 

Site du programme PCMI

Financé par : INSU, INC, INP, CEA, CNES.

Conseil Scientifique : Jérôme Pety (Président), Karine Demyk (Directrice), Jean-Hugues Fillion (Directeur adjoint), Ludovic Bienner, Arnaud Belloche, Olivier Berne, Grégoire Danger, Alexandre Faure, Frédéric Galiano,  Pierre Gratier, Jean-Claude Guillemin, Annie Hugues, Eric Josselin, Rossine Lallement, François Levrier, François Lique, Laurent Margulès, Dahbia Talbi, Patrice Theulé, Nathalie Ysard, Guy Perrin (représentant INSU), Olivier Lamarle (représentant CNES)

Les objectifs du programme PCMI

Le milieu interstellaire au sein des galaxies est un lieu privilégié où les molécules complexes, les agrégats et les poussières évoluent dans des conditions physiques hors équilibre (basses températures, très faibles densités,…). Une spectroscopie fine dans les domaines ultraviolet, visible, infrarouge et submillimétrique permet d’accéder à la physique et à la chimie de ces constituants, qu’ils soient en phase gazeuse, solide, ou à l’interface de ces deux phases. C’est au terme d’une évolution dynamique et chimique de la matière dans ce milieu que les étoiles se forment.

La compréhension de cette évolution constitue l’objectif unificateur des recherches portant sur le milieu interstellaire. Soumis dans sa phase dense au bombardement des particules cosmiques et dans sa phase diffuse au rayonnement ultraviolet des étoiles, le milieu interstellaire est le siège de transformations chimiques remarquables dont les ions, les radicaux et l’état des surfaces sont les meilleurs traceurs. L’étude de la matière primitive dans le système solaire en tant que phase ultime de l’évolution de la matière interstellaire constitue un domaine frontière avec le Programme National de Planétologie.

Le Programme Physique et Chimie du Milieu Interstellaire affirme sa vocation de pluridisciplinarité, et coordonne les recherches des physiciens, chimistes et astrophysiciens. Il contribue ainsi à l’émergence d’une communauté d’observateurs, modélisateurs, expérimentateurs et théoriciens rassemblée autour des grands instruments et des expériences de laboratoire pour recueillir les données et les interpréter scientifiquement.

Les principaux thèmes de recherche portent sur :

– l’analyse et la compréhension des processus physico-chimiques en phase gaz et gaz-solide,
– la spectroscopie, depuis le domaine de l’ultraviolet lointain jusqu’au domaine millimétrique, des radicaux, des molécules instables et complexes, des agrégats et des molécules en phase solide, ainsi que des poussières,
– la modélisation du milieu et l’étude des différents mécanismes (turbulence, ionisation, champ magnétique, instabilités, non linéarités,…) à l’œuvre dans le milieu interstellaire, leurs implications dans l’évolution chimique et la formation des étoiles,
– l’étude de l’interaction du milieu interstellaire avec les rayonnements de haute énergie,
– la recherche de matière primitive dans le système solaire et dans les systèmes protoplanétaires externes pour analyser le processus d’évolution du milieu interstellaire dans ses phases ultimes.

Bilan et prospective 2009-2012

Appels d’offres – Archives

Voir aussi dans «Programmes AA»

Actions spécifiques L’ASHRA est une action transverse aux programmes thématiques en astronomie et soutient depuis de nombreuses années les développements des techniques Haute Résolution Angulaire en optique et infrarouge pour les observatoires au sol et spatiaux. Cette thématique de recherche en instrumentation recouvre les développements en interférométrie longue base, en optique adaptative et en observation à très haut contraste, avec une importance croissante et croisée des sciences des données. Le domaine connaît une évolution riche et soutenue, dans laquelle la communauté française prend une place de premier plan reconnue internationalement. Dans ce cadre, l'ASHRA a un rôle important en termes d'animation et coordination sur les actions de R&D amont ; elle apporte aussi un suivi et un support sur les développements engagés dans de grands projets ; elle veille enfin à une articulation pertinente avec les programmes thématiques que ce soit pour la prise en compte des priorités observationnelles à moyen et long terme ou pour l'aide à l'exploitation des nouveaux instruments par la plus large communauté. L'ASHRA est financée par l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU) du CNRS et le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES). CSAA La Commission Spécialisée Astronomie-Astrophysique de l’INSU est l’une des quatre commissions spécialisées de l’INSU. Elle est constituée de membres nommés pour cinq ans par l’INSU et de membres invités représentant les programmes nationaux, les actions spécifiques, des membres de la direction de l’INSU, les représentants du CNES et du MESRI. La CSAA est de façon générale l’organe d’expertise de l’INSU pour le domaine astronomie-astrophysique. Elle dispose de plusieurs prérogatives : - la répartition des crédits de recherche qui lui sont affectés sur le budget du domaine Astronomie-Astrophysique de l’INSU pour la R&D, la jouvence, la mise à niveau et les engagements sur des équipements ou actions nouvelles qui ne relèvent pas des programmes nationaux ou actions spécifiques ; - la proposition à la direction de l’INSU des services nationaux d’observation à labelliser ou à délabelliser, le suivi et l’évaluation de ces services ; - l’évaluation, le suivi et la mise en place ou l’arrêt des programmes nationaux et actions spécifiques ; - la prospective du domaine astronomie-astrophysique de l’INSU en lien avec la Section 17 du CoNRS. La CSAA se réunit deux fois par an au printemps et à l’automne. PNCG Le Programme National de Cosmologie et Galaxies (PNCG) est né en 2008 de la fusion des anciens Programme National de Cosmologie (PNC : 1997–2008) et Programme National Galaxies (PNG : 2001–2008). Il est financé par l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU), l’Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules (IN2P3) et l’Institut de Physique (INP) du CNRS, par le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) et par l'Institut de Recherche sur les lois Fondamentales de l'Univers (IRFU) du Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA). Il regroupe une vaste communauté sur des thèmes scientifiques allant des modèles de l’Univers à l’observation des populations stellaires résolues dans les galaxies en passant par la formation et l’évolution des galaxies, des amas de galaxies, des grandes structures.